René Frydman

Voici la conférence

Conference frydman montpellier

où Frydman décrivait ses 2 accouchement de mères porteuse et expliquait ne plus vouloir en refaire d'autre à 1h07'40''  

https://youtu.be/JppP0W8PVwQ

9'25'' début
10'30''   demande sociétale 
18'23''  stérilité tubaire, année 70, liberté sexuelle, relations non protégées  : trompes bouchées
19'12
23'00 problèmes des grosses multiples => congélation
23'50     transformation du temps
24'40''   acceptation de l'autre par l'organisme féminin 
25'30''   démembrer l'utérus / l'embryon 
26'10''   historique de la découverte de l'infertilité masculine.
27'09''   
27'50''   historique des ovules sur 3 mois , foliculogénèse 
30'10   dépistage pré-implantatoire 
31'20'' implantation , ou pas
32'20''  cancer altérant la fonction ovarienne
33'10''  congélation d'ovule… de convenance  ?
33'50''  age maternelle et fécondité : fini vers 38 à 40 ans
34'03'' 1er enfant vers 30 ans
35'30''  avoir un enfant plus tard : la congélation ovacitaire est  interdite en France
36'48''    congélation pour prévention, convenance, et combien de temps ?
37'47''   PMA pour femme seule, couple homo, anonymat et gratuité ?
38'27''   mère porteuse
             insémination post mortem
41'30''    utérus artificiel
42'32''    greffe d'utérus
43'50    d'ou viennent les donneuse d'utérus ?
44'20'    parade à la GPA ?
45'00   fabrication de gamètes à partir de cellules souches, néo-spermatozoïde.
46'50''   hermaphrodite ?
48'12''   clonage: casse importante
48'28    interdiction du clonage reproductif : vote refusé à l'ONU
49'50''   homme enceint ?
50'00''   homme augmenté ?
52'30''   contre exemple californien ?
53'30''    il faut des lignes rouges , utilité de point d'ancrage . 
55'20     fin  début questions
1h02'00'' la modernité n'est pas une avancées sans fin. 
1h03'00'' 
1h06'44    greffe d'utérus en attente 
1h07'15''   GPA à l'étranger 
1h07'40''    GPA possible, que je réprouve éthiquement: aliénation de la femme
1h08'50''   accouchement pour commanditaires : drame. 
totalement rejetée
1h10'01'' c'est plus commode d'aller à l'étranger, pour se débarrasser de la mère. 
                il existe des femme qui se prostitue volontairement: légalisé ?
1h11'11''  est-ce tellement important d'avoir un enfant de soi  ?
1h12'       discours contradictoire 
1h14' 10''   ouverture à l'autre? 
                  ouverture à l'handicap
1h15'10''    les gynécologues s'y sont opposés 
1h15'50''   ovaires qui fonctionnent 
1h16'40'' on ne peut pas tout résoudre
1h17'10''   quand on parle GPA, tout à coup on s'imagine que toutes les grosses se passent                bien, nous obstétriciens , nous savons que c'est faux ! 
1h18'15'' flux migratoire pour don de sperme ou don d'ovocytes
1h19'00'' la question est : quels sont les risques ? 
1h19'40'' risque couple femme : pour l'enfant ? pas de données surs (contrairement au risque pour la mère porteuse) 
1h21'55  idem collège gynéco d'accord avec don de sperme et auto-conservation des ovocytes 
1h39'38'' question de pascale ?  sang de cordon  

 


voici d'autres interventions de René Frydman


Mères porteuses : extension du domaine de l’aliénation

Le 22/11/2010

(...)

Cette hostilité résolue se fonde d’abord sur une conviction : le recours aux mères porteuses participe d’une logique profondément réactionnaire pour les droits des femmes, en ce qu’elle implique une instrumentalisation du corps féminin.

Loin de s’inscrire dans la logique d’une « parentalité progressiste », selon la formule de ses partisans, le recours aux mères porteuses induit une vision régressive de la parentalité, par la supériorité du lien génétique qu’il pose inévitablement sur les autres modes de filiation, et en particulier sur l’adoption.

Partout où elle a été légalisée dans le monde, la pratique des mères porteuses se traduit concrètement par une nouvelle exploitation, radicale, au sens où il s’agit de la prise de contrôle sur la vie d’une femme pendant neuf mois, et généralement d’un rapport inégalitaire et d’aliénation, entre commanditaires aisés et mères porteuses défavorisées souvent recrutées par des sociétés aux pratiques marchandes plus ou moins attentatoires à la dignité humaine.

Sa légalisation ouvrirait la voie à d’autres remises en cause : en donnant pouvoir à autrui sur la grossesse d’une femme, elle pourrait menacer le droit à l’avortement ; en reconnaissant le droit par contrat d’aliéner son corps à autrui, elle faciliterait l’émergence d’un cadre légal que ne manqueraient pas d’utiliser les promoteurs de la prostitution.

Au terme de  nos travaux, fondés sur une étude concrète de la réalité des mères porteuses dans le monde, nous arrivons à cette conclusion simple qu’il n’y a pas d’entre-deux possible. L’idée d’un encadrement de la pratique par sa légalisation est une chimère.

La pratique, qui existe dans de nombreux pays, depuis de nombreuses années, conduit partout aux mêmes conséquences. Loin de régler les cas difficiles, la légalisation des mères porteuses provoquerait un recul de l’état de droit en France et provoquerait des conflits douloureux entre commanditaires et mères porteuses, conflits dont les premières victimes seraient les enfants.

La détresse des parents qui souhaitent, mais ne peuvent, avoir des enfants doit être entendue. La réponse passe par un discours responsable qui rappelle qu’il n’existe pas de « droit à l’enfant », mais aussi par une amélioration des conditions de l’adoption, notamment internationale, pour laquelle la France peut agir.

Le désir des personnes homosexuelles qui souhaitent accéder, elles-aussi, en toute transparence, à la parentalité, doit être pris en compte, même si la parenté homosexuelle est un débat que la présente note ne tranche pas. En outre, la réalisation de ce désir par l’adoption rencontrerait des limites, en particulier du fait de l’interdiction à l’adoption par les célibataires dans de nombreux pays.

Quant aux personnes qui font appel, aujourd’hui, aux solutions existant hors de France pour recourir à des mères porteuses, elles se placent en dehors de la loi et elles se font les complices de pratiques qui appellent la réprobation, non la reconnaissance.

La légalisation en France des mères porteuses n’arrêterait en rien les dégâts constatés à l’étranger. Elle nourrirait au contraire ce commerce du corps féminin qu’il faut combattre avec résolution, en particulier dans ses conséquences scandaleuses pour les femmes les plus défavorisées, celles des pays en voie de développement contraintes à cette nouvelle forme d’exploitation.

(...)

http://www.tnova.fr/note/m-res-porteuses-extension-du-domaine-de-l-ali-nation-2


L'entrevue - La mère porteuse, à quel prix?

(...)

Ce n'est pas du tout l'opinion d'un expert mondialement reconnu, le Dr René Frydman. Selon le père du premier bébé-éprouvette français, le Québec et la France ont toutes les raisons de continuer à interdire tout recours aux mères porteuses. «On ne peut pas légaliser ce recours sans légaliser en même temps une certaine exploitation de la femme, dit le spécialiste que nous avons rencontré à sa maternité de l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart, en banlieue de Paris. Quand bien même la grossesse ne serait pas rémunérée, et quoi qu'en pensent certains idéalistes, être mère porteuse reste le symbole même de l'aliénation.»

Une forme d'esclavage

On ne peut pas accuser René Frydman d'être opposé aux nouveaux modes de procréation que propose aujourd'hui la science. En 1982, il faisait partie de l'équipe dirigée par le professeur Émile Papiernik qui a mis au monde Amandine, le premier bébé français conçu grâce aux techniques de fécondation in vitro mises au point par le biologiste Jacques Testart. En 1986, il a aussi accouché la mère du premier bébé issu d'un embryon congelé. Dans son bureau défilent chaque jour des couples qui donneraient n'importe quoi pour avoir un enfant. Ce désir est légitime, dit-il. Mais il a des limites qui sont celles de la science et de l'éthique. 

René Frydman n'hésite pas à comparer le recours aux mères porteuses à une forme d'esclavage. «Donner neuf ou douze mois de sa vie à quelqu'un d'autre, même si c'était théoriquement gratuit, reste une forme d'aliénation. Quand on a aboli l'esclavage, il y avait des gens qui ne voulaient pas en sortir. Il y a toujours eu des aliénés volontaires. Ce n'est pas une raison pour légaliser l'esclavage. En légalisant cette pratique pour quelques femmes prétendument volontaires, on ouvre la porte à la reconnaissance de ces couples qui vont en Inde ou dans d'autres pays, là où l'exploitation est sans vergogne.»

Selon le spécialiste, la reconnaissance des mères porteuses, même «volontaires», fait l'impasse sur les véritables conséquences d'une grossesse. «Porter un enfant n'est pas une pratique sans conséquence. On oublie toujours de dire que toutes les grossesses ont des conséquences: 15 % de césariennes, 20 % d'épisiotomie, sans compter les complications post-accouchement et les dépressions post-partum. A-t-on pensé aux conséquences sur ces enfants qui verront leur propre mère porter un enfant pour l'abandonner ensuite. Et à son mari qui dort à ses côtés et voit cet enfant bouger alors qu'il est destiné à autrui. Il y a là un problème éthique qui nous entraîne dans une véritable dérive.»

Sans compter que le recours aux mères porteuses est au fond la programmation systématique d'un abandon d'enfant. «En tant qu'accoucheur, je sais qu'il y a des relations entre le foetus et la mère qu'on ne peut pas négliger. Décider a priori, pour des raisons d'un contrat social, qu'on va abandonner un enfant, c'est une marchandisation de l'être humain.»

L'obsession des gènes

Le Dr René Frydman s'insurge contre cette idée selon laquelle la reconnaissance des mères porteuses irait dans le sens des progrès de la science et de l'évolution de la famille. Le commerce des enfants a toujours existé, dit-il. Il est même vieux comme le monde. La seule différence, c'est qu'il se pare aujourd'hui d'une caution scientifique.

«Finalement, quand on s'arrête deux secondes, on peut se demander pourquoi on aurait recours aux mères porteuses. Tout simplement parce qu'un homme et une femme veulent un enfant qui soit génétiquement d'eux? Je suis bien placé pour comprendre que ce désir est louable. Mais c'est un désir qui a des limites. La médecine est là justement pour aider. Elle essaie d'abord de traiter et ensuite de pallier en trouvant d'autres moyens, comme le don d'ovocytes, de sperme ou d'embryons. Ce choix est radicalement opposé à celui des mères porteuses, car il va dans le sens de l'ouverture à l'autre. Quelque part, c'est un progrès des idées puisqu'il combat l'enfermement sur soi

La reconnaissance des mères porteuses, même sans échange d'argent, ouvrirait la porte selon l'expert à celle du clonage reproductif. «Une fois qu'on accepte ce principe, rien ne s'oppose plus au clonage reproductif. Que répondra-t-on à un couple qui, comme dans le cas de la mère porteuse, désirerait un enfant fait à partir de ses propres cellules? Qui pourra s'opposer à ce que je fabrique un enfant qui me ressemble? On dira: c'est mon problème et pas le vôtre! C'est un retour en arrière qui exprime des idées de replis sur soi extrêmement réactionnaires.»
 

(...)

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/241298/l-entrevue-la-mere-porteuse-a-quel-prix


 

 

 

 

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