Problème d'école

M. Peillon, l'école n'est ni l' annexe de la maison, ni celle de l'Etat

ANNE COFFINIER-La directrice générale de la Fondation pour l'école rappelle que la déclaration universelle des droits de l'homme réserve aux parents, par priorité, le droit de choisir l'éducation donnée à leurs enfants.

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 Pour que règne la confiance, il importe que l'école reconnaisse le primat éducatif de la famille, et qu'elle les informe en toute transparence de ses buts, moyens et résultats. C'est précisément là que le bât blesse en France. Les droits des parents sont réduits à la portion congrue. Depuis la circulaire de juillet 2013, l'Education nationale se dispense d'informer les parents des sorties scolaires dès lors qu'elles ont lieu sur le temps scolaire normal ; de même, rien n'est prévu pour informer des interventions extérieures, alors même que la liste des institutions agrées est tout sauf consensuelle:SOS racisme (émanation directe du parti socialiste), SOS homophobie, Mouvement du planning familial…. Depuis 2000, les jeunes filles peuvent recevoir la pilule du lendemain à l'école ou être orientée par l'infirmière scolaire vers un centre d'avortement extérieur à l'insu total des parents. On aura beau jeu ensuite de déplorer la perte d'autorité des parents et les accuser d'être démissionnaires.

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En agissant ainsi l'Etat s'auto-investit d'une mission illégitime. Qu'il procède à coup de lois n'y change rien. Si l'enfant n'appartient pas à ses parents, comme l'a dit justement la sénatrice PS Rossignol, il est clair qu'il appartient encore moins à l'Etat. Cette évidence est un pilier du droit reconnu par tous, comme le rappelle l'article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme: «Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.»

Seuls les totalitarismes -et Sparte!- ont considéré que l'enfant appartenait à l'Etat, à la suite de Robespierre et de Danton qui dénonçaient l'effet rétrécissant de la famille sur le décor mental de l'enfant. Il est donc troublant de constater que le ministre Peillon met en place une politique éducative délibérément totalitaire.

Mais par sa violence inouïe, ce projet doctrinaire a tiré de sa torpeur cette majorité de parents qui pensait par principe pouvoir faire confiance à l'école publique. Le pacte de confiance entre l'Etat, la famille et l'école a été rompu

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à lire sur 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/02/12/31003-20140212ARTFIG00114-m-peillon-l-ecole-n-est-ni-l-annexe-de-la-maison-ni-celle-de-l-etat.php

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