Le loup dans l'ABCD de l'égalité


On est sensé savoir ce que le programme sur l'égalité hommes/ femmes n'est pas, mais dans les médias, on ne vous dit pas ce que ces fameux programmes sont.

Alors, je suis allée voir.

Première surprise, et de taille: le premier lien que l'on trouve est sur le Ministère des droits des femmes, ce que j'en déduis de manière mathématique et logique est que ce programme n'est pas basé sur l'égalité entre les deux sexes mais est clairement basé sur le postulat qu'il faudrait avantager le sexe féminin, puisqu'il y a déséquilibre.
Or, si on veut promouvoir l'égalité, on ne va pas prendre une des parties pour en faire le juge du débat.
On ne peut pas promouvoir une quelconque égalité de cette manière, ce n'est pas créer un déséquilibre en faveur d'une des parties afin de remédier à un autre déséquilibre.

C'est stupide. Si les réacs qui s'énervent contre les études du genre à l'école sont crétins, ceux en face ne  sont pas mieux.

Du site de cette chère Belkacem, qui, décidément, n'a rien dans le crâne, c'est mon avis, c'est en plus le fusible parfait, l'avenir nous le dira, on nous renvoie au site du CNDP.
On trouve ainsi les outils que les enseignants devront utiliser.

On trouve l'une des inspiratrices de ce merdier, enfin, c'est ce qui me semble, et vous verrez à la lueur de tout ceci, que rien de ce qui est proposé ne tient debout. Cette muse s'appelle Geneviève Guilpain, qui selon ses propres mots, veut convertir tout le monde aux études du genre. Malheureusement, quand on cherche à diffuser le fruit d'études diverses autour de soi, c'est bien d'une théorie dont on parle. Arrêtons donc de tourner autour du pot et appelons un chat un chat. Se servir d'études pour imposer une ligne directrice, c'est promouvoir des théories.
Après, si ces théories sont bien ou pas, c'est autre chose. Bien pour qui et pour quoi, c'est ce dont il faut discuter, mais avec objectivité, neutralité, arrêter de traiter les autres comme des imbéciles, c'est là où on n'est pas mieux que celui qu'on traite de con.

Donc, je suis allée lire les fiches pédagogiques qu'on conseille à ces pauvres enseignants, à mon avis des victimes, aussi, d'expérimentations hasardeuses, c'est ce que j'en ai déduit.

La première fiche traite du sport à l'école:
 
"Nous relatons ici un débat avec des CM, mené dans l’école de Saint-Amand (Manche)."
 
 
 
Admettons que ce débat ait eu lieu vraiment.
 
Avec ce genre d'affirmation, ayant fréquenté des gamins de cet âge, on ne risque pas, vu leur culture que des gosses connaissent le Lac des Cygnes.... (cf cet extrait "F : Dans le Lac des cygnes, y’a des garçons.").
 
 
 
 La mère que je suis trouve choquant qu'un enseignant puisse surveiller des discussions et les transmettre à des tiers mais admettons qu'on puisse se baser dessus.
 
Admettons, quand on voit que les pédagogues mentent sciemment à des gosses de 8 ou 9 ans, afin qu'ils servent de référence à une fiche test, je crois qu'il y a là, déontologiquement, un problème qui est quand même grave. On ne paie pas des enseignants pour qu'ils se servent de nos gamins comme de vulgaires cobayes, en mentant, par dessus le marché. Après, on s'étonne que des parents puisse croire à des rumeurs...
 
 
 
« Le ministère de l’Éducation nationale voudrait savoir ce que les enfants pensent du sport. C’est une sorte de sondage. » 
 
"Nous avons choisi des activités physiques et sportives où l’activation des stéréotypes sexués est forte. Nous avons fait les hypothèses suivantes : idée générale à combattre : il y aurait des sports pour les hommes et d’autres pour les femmes (force contre beauté)."
 
 
 
On lutte contre des stéréotypes, on en impose d'autres! Ce qui est d'autant plus stupide que les idoles incontestées en danse s'appellent Michaël Jackson, Usher, Justin Timberlake, Kamel Ouali , Reda, etc...que des mecs. Dans les compétitions de danse urbaine, des banlieues, ce dont tous les gosses se réfèrent, une fois ados, les épreuves sont mixtes, les équipes le sont aussi. 
 
On a l'impression que les formateurs se sont endormis depuis des années devant Billy Elliot, ayant eu tellement la larme à l’œil qu'ils ont oublié de vivre avec leur temps, on se demande qui sont les réacs et les demeurés d'un autre âge...
 
A comparé, TF1, avec  son programme "Danse avec les Stars", est d'une modernité criante.
 
Ces formateurs ont oublié que plus que Pietragalla, les plus célèbres en danse classique, dans le monde sont Béjart, Noureiev, Patrick Dupont...etc...
 
Ce qui n'empêche pas du tout les gosses de tout âge de ne pas rêver devant le rugby, et garçons ou filles, de n'en avoir rien à faire, de ce sport ou d'avoir envie de le pratiquer, et ce n'est surement pas en disant que c'est bien pour les filles, alors que ce sport amène de graves séquelles physiques, au niveau amateur, quand on le pratique : nez cassé, genoux brisés, arcades fissurées, dos en miettes etc...j'en passe et des meilleurs.
 
Mais comme il faut expliquer qu'en sport, on est tous égal, cette bonne blague! On est prêt à toutes les conneries.
 
Y compris à remettre en question le fait qu'une petite fille puisse ne pas aimer jouer à des sports violents. Le rugby, c'est pas la force, non, c'est la violence des mêlées, des plaquages, c'est un sport de brutes joué par des gentlemen, sans doute est-ce pour cela que les formateurs, qui n'ont jamais pratiqué ou connu ce sport, ont choisi cet exemple débile.
 
 
 
Mais tout ceci, cela se discute encore, c'est pas encore trop curieux, bizarre, choquant.
 
Même cet extrait-ci, bien qu'incongru, ne l'est pas trop:
 
 
 
Le débat à propos du sport quand elles/ils seront adultes : Tous veulent faire du sport (pour la santé, pour l’énergie, pour les muscles), mais pensent peut-être manquer de temps (parce que leurs parents manquent de temps). Un débat sur le déséquilibre de temps de loisirs
 
entre femmes et hommes a commencé à s’instaurer. Nous n’en rendons pas compte ici parce qu’il s’éloigne de la thématique del’EPS (partage de tâches entre femmes et hommes, avoir des enfants ou pas, etc.). Il aurait pu se prolonger par un débat à part entière sur l' égalité dans la vie quotidienne, en s’appuyant sur des statistiques à commenter par exemple.
 
 
 
 
 
Qu'est-ce qu'on va parler à des gamins de cet âge dont 51% ne sauront pas lire correctement et couramment en 6ème, du partage des tâches et d'avoir des gosses ou pas? Et les enseignants se plaignent du manque de temps...montrer des statistiques à des gamins qui ne savent pas en calculer encore!
 
 
 
On va aussi discuter des méthodes de pédagogie:
 
 
 
Pour analyser les réponses des élèves et les aider à argumenter, sans porter de jugement, il est intéressant de sentir quel est le degré de dépendance par rapport aux stéréotypes. Pour cela, nous utilisons l’outil « dépendance/indépendance à l’égard du genre » de Cendrine Marro. Les enfants dépendants du genre reproduisent, utilisent les stéréotypes sexués pour argumenter. Pour les enfants « indépendants à l’égard du genre », la bi-catégorisation garçon-fille n’est pas activée, ils-elles font appel d’autres arguments : droit/pas droit ;compétent(-e)/ incompétent(-e)(..)
 
 
 
Rentrer dans ce genre de délire, c'est surtout empêcher l'individu, la personne, de se construire en toute indépendance, en tant qu'être humain, singulier, original, l'empêcher de devenir soi-même en lui mettant dans la gueule qu'il est de toute manière en train de penser de manière fausse, de croire qu'un garçon est plus fort physiquement qu'une fille, alors que c'est une réalité physique: tellement physique que les sports des JO, que les enfants vont regarder avec leurs parents, sont fractionnés entre les épreuves féminines et masculines...et que si on rendait une mixité obligatoire, on n'aurait que des hommes sélectionnés, au niveau des chronos, les gamins ne sont pas non plus des cons...
 
On va arriver au point culminant de cette pédagogie de l'absurde:
 
 
 
Sur cette fiche pédagogique-ci, qui traite aussi soit-disant de l'égalité homme/femme, parce que là, il y a un vrai loup, on nous propose de scénariser dès la maternelle une danse entre les petit chaperon rouge et notre loup.
 
Ce conte met en garde l'enfant contre les adultes qui auraient de mauvaises intentions, et surtout le fait d'inciter les enfants à ne pas hésiter à s'adresser aux autorités, qui le protègeraient, en l'occurrence ici, au chasseur, qui délivre le petit chaperon rouge et sa grand-mère de l'estomac vorace du loup.
 
 
 
C'est pas franchement un truc gai et sympa, il fallait faire en sorte que l'enfant, qu'on ne pouvait tout le temps surveiller, ne se lie pas avec un prédateur sexuel, qui existait aussi en ces temps-là, et qu'il fasse assez confiance aux adultes afin de leur signaler tout suspect, rodeur ou autre marginal.
 
 
 
Là, on vous transforme allègrement le bouzin en une danse, pour le moins incompréhensible pour l'enfant, tous les enfants connaissent ce conte, limite sexuée, en tout cas, c'est comme cela qu'on ne peut que le comprendre:
 
 
 
Page 2:  Le Loup séduit le Chaperon, rencontre, découverte de l'autre ...
 
Il faut apprendre à être très près de l’autre (caresser  sans toucher), à faire durer l’action longtemps et très doucement
 
 
 
 Effectivement, là, comment interpréter cela :  on mélange, on va au-delà de ce qui est permis, ceci est clairement tendancieux, associé en plus à la séduction...là où dans le conte, il est dit clairement que le loup trompe l'enfant et l'escroque, voir de la séduction là-dedans est proprement spécieux.
 
Après, allez donc tordre le coup aux rumeurs que propagent les réacs, c'est ce qu'on appelle tendre le bâton pour se faire battre...
 
 
 
"Pour la répartition des  rôles , les garçons pensent tous au départ qu’ils seront loup et les filles chaperons ! Mais des filles ont aussi envie d’être loup, il faut donc négocier !... Si le module comporte 12 à 15 séances, les deux rôles seront travaillés alternativement et les rôles seront fixés juste avant le « spectacle ».En maternelle, les enfants acceptent facilement la mixité des rôles. En CE2, l’album
 
« Dans la forêt profonde » où le Petit Chaperon rouge est un garçon, leur permet de mieux répartir les rôles.
 
 
 
Sur les relations entre garçons et filles, nous avons opté pour des duos loup-Chaperon non systématiquement mixtes. Le choix pourrait être différent, il nous a semblé qu’en primaire, la lutte contre les stéréotypes passait d’abord par la mixité des rôles loup-Chaperon.
 
Dans les situations de contact (séduction du loup et fausse bagarre), il peut y avoir des réticences. Il faut varier les duos (en les tirant au sort par exemple) pour que les enfants s’habituent à jouer avec différents enfants, garçons ou filles. Pour éviter les approches trop
 
affectives, il est nécessaire de centrer les enfants sur la relation intention-expression. Il  est intéressant de faire remarquer que deux  filles ou deux garçons ne trouvent pas les  mêmes réponses qu’un duo mixte pour que le groupe s’enrichisse de cette diversité. Dans les discussions, il faut être vigilant sur la prise de paroles. Les garçons peuvent avoir tendance à s’effacer au profit des filles dans cette activité.
 
 
 
Ce truc, bidon, parce que là, on a quand même des contes de fée bien plus valorisant pour les filles, comme Hansel et Gretel, où la sœur permet aux enfants de tuer la sorcière, et que même-là, je ne vois pas quel est le point positif de permuter les rôles...quand on sait que tout le monde, fille et garçons, depuis la nuit des temps, a joué au  loup, grâce à la comptine dédiée "loup, y es-tu, m'entends-tu", chacun prenant la place de celui-ci...
 
 
 
En plus, ici, on scénarise une bagarre, et la mort du loup.
 
Va expliquer après que la violence n'est pas la réponse, quand Kévin va attraper Laura dans la cour et lui mettre une rouste, en expliquant qu'il jouait au chaperon rouge et au loup, comme en danse!
 
J'attends de voir ça...
 
 
 
C'est quand même grave, qu'on incite à la violence, sous prétexte d'égalité, j'ai du perdre un morceau...
 
 
 
Après, on se demande comment une certaine Farida Belghoul arrive à faire croire n'importe quoi à des parents d'élèves...On se demande..c'est pas comme si nos enseignants avaient des pédagogies à la mors-moi le***, comme guide pour des ABCD de l'égalité.
 
 
 
Alors, on peut les traiter de crétins et de demeurés. 
 

On peut aussi se demander si on n'a pas d'autres chats à fouetter, à l'heure où  les investissements étrangers ont chuté de 77%, et qu'on ne me dise pas que c'est la faute de Sarkozy, c'était l'année dernière...

 

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